Les à-côtés de l'Espagne font de ce pays un discret invité fil rouge de la Royal Philatelic Society London en ce mois de novembre 2015... dans mon raisonnement en tout cas.
Dans London Philatelist, Stephen Viñales et Richard Garcia propose la genèse administrative et artistique de l'émission d'usage courant de 1953. Réalisée à partir des photographies de Norman Cunning, employé du gouvernement colonial, la série aurait dû compter deux timbres à part : le £1 bicolore aux armes de Gibraltar et un 1/2d annulé.
Ce demi-pence était illustré d'une carte replaçant Gibraltar dans la baie que le territoire britannique partage avec la ville espagnole d'Algésiras ; le portrait d'Elizabeth II par Dorothy Wilding imprimé en Espagne... Abandonné pour éviter un incident diplomatique.
Au-delà de l'océan, Yamil Kouri, natif de Cuba et résidant aux États-Unis, a présenté une conférence du jeudi 5pm, ce douze novembre, consacrée aux premiers timbres-poste des Antilles espagnoles de 1855 à 1865. Un type colonial à l'effigie de la Reine Isabelle II et sans le nom des deux colonies d'usage : Cuba et Puerto Rico.
Trois valeurs, mais plusieurs filigranes, et des usages connus seulement pour une île et pas l'autre, plus les usages depuis l'étranger (?!). Un long fichier pdf attend le visiteur de la Société, l'adresse de la vidéo pour les membres au cours de laquelle Kouri évoque abondamment les surcharges Y1/4 de Cuba, celle de 1855 puis celle provisoire de fin 1859-début 1860.
Une conférence exigeante, mais enrichissante.
Par-delà le temps, l'Espagne fut une partie de l'immense empire de Charles Quint, puis des rois de la famille Habsburg. Dans la salle de conférence et d'exposition au 41 Devonshire Place, siège de la RPSL, la collection exposée ce mois-ci est offerte à la curiosité des visiteurs par Lubor Kunc.
Cent-huit panneaux sur la poste militaire de l'Empire d'Autriche-Hongrie au cours des opérations de la Grande Guerre, de 1914 à 1918. Internet et l'informatique permettent de consulter aisément la collection sous forme d'un livre en ligne (non téléchargeable).
Sur le site de la Royal Philatelic Society London, les collections exposées depuis 2011 sont consultables par ici ; les conférences des douze derniers mois par là ; et les numéros de l'année de The London Philatelist achetables en pdf vers là. Les membres disposent des liens vers les vidéos des conférences et un accès plus étendu aux ressources du catalogue.
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dimanche 15 novembre 2015
lundi 19 mars 2007
Philatélie dans "The West Wing"
Les timbres et la philatélie peuvent être des acteurs de fiction. Il y a un an, Dominique sur le Blog philatélie l'a rappelé pour le film français Promotion canapé. Hier soir, j'ai retrouvé un épisode de la série télévisée The West Wing (À la Maison Blanche pour les amateurs de version française) où le choix d'un timbre pour le programme philatélique est une des intrigues secondaires de l'épisode. Il fut diffusé en novembre 2000 pour la première fois.
Dans « Galileo » (épisode 9 de la saison 2), parmi les intrigues annexes qui permettent de simuler le fonctionnement de l'aile politique et communication de la présidence des États-Unis, Josh le secrétaire général adjoint est chargé de conseiller le Postmaster General. Le président de l'USPS doit se prononcer sur l'opportunité politique de timbrifier un personnage fictif, Marcos Aquino, militaire de la guerre de Corée devenu politicien puerto-ricain. Le problème est qu'Aquino fut en faveur de la constitution de Puerto Rico en État de l'Union ; actuellement, comme la série le rappelle, le Commonwealth fait des citoyens de l'île des Grandes Antilles des citoyens partiels (voir le texte de William A. Navas, Jr. sur ces problèmes sur le site de vétérans en faveur de l'auto-détermination de Puerto Rico).
La philatélie apparaît avec l'assistante de Josh qui prépare des fiches sur comment sont choisis les sujets des timbres aux États-Unis. Est ainsi rappelé le rôle du Citizens' Stamp Advisory Committee : depuis 1957, cet organisme de l'administration postale américaine est chargé de trier parmi les propositions de sujets de timbres reçus.
Dans leurs habituels rôles antinomiques, sa secrétaire Donna défend le choix citoyen de participer au programme philatélique et le fait qu'honorer le militaire et représentant élu est possible sans avoir à accepter ses idées personnelles, pendant que l'animal politicien Josh est surpris que les citoyens ont leur mot à dire et traite même le comité de « dork squad » : escouade de pauvres types... La philatélie a encore des progrès à faire pour se faire reconnaître.
Dans « Galileo » (épisode 9 de la saison 2), parmi les intrigues annexes qui permettent de simuler le fonctionnement de l'aile politique et communication de la présidence des États-Unis, Josh le secrétaire général adjoint est chargé de conseiller le Postmaster General. Le président de l'USPS doit se prononcer sur l'opportunité politique de timbrifier un personnage fictif, Marcos Aquino, militaire de la guerre de Corée devenu politicien puerto-ricain. Le problème est qu'Aquino fut en faveur de la constitution de Puerto Rico en État de l'Union ; actuellement, comme la série le rappelle, le Commonwealth fait des citoyens de l'île des Grandes Antilles des citoyens partiels (voir le texte de William A. Navas, Jr. sur ces problèmes sur le site de vétérans en faveur de l'auto-détermination de Puerto Rico).
La philatélie apparaît avec l'assistante de Josh qui prépare des fiches sur comment sont choisis les sujets des timbres aux États-Unis. Est ainsi rappelé le rôle du Citizens' Stamp Advisory Committee : depuis 1957, cet organisme de l'administration postale américaine est chargé de trier parmi les propositions de sujets de timbres reçus.
Dans leurs habituels rôles antinomiques, sa secrétaire Donna défend le choix citoyen de participer au programme philatélique et le fait qu'honorer le militaire et représentant élu est possible sans avoir à accepter ses idées personnelles, pendant que l'animal politicien Josh est surpris que les citoyens ont leur mot à dire et traite même le comité de « dork squad » : escouade de pauvres types... La philatélie a encore des progrès à faire pour se faire reconnaître.
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