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mardi 30 décembre 2025

Le courrier des lecteurs toujours vif dans Spirou

 Alors que la poste danoise abandonne, après quatre cents ans, le transport de la lettre, celle-ci survit dans les planches de gags des dessinateurs et auteurs du magazine hebdomadaire francophone Spirou... 

... même si les lecteurs sont invités à envoyer des courriels pour la nouvelle formule du courrier des lecteurs, récemment remaniées graphiquement et, en partie, en contenu éditorial avec le retour de Fantasio comme interlocuteur.

La quarantaine-et-unième planche de Manoir à louer de Lewis Trondheim et Juanungo, paru dans Spirou 4575 du dix-sept décembre 2025.

En plaçant leurs intrigues bien avant l'apparition du téléphone portable et des forfaits internet sans limite, il semble que la génération actuelle de créateurs se souvient de ce courrier demandant écriture, aller à la boîte aux lettres, attendre une réponse, lire et relire ce papier rédigé.

L'objectif est aussi de proposer de l'humour cassant le quatrièm... deuxième (?) mur entre les personnages et les lecteurs, y compris les auteurs et dessinateurs quand ils se dessinent eux-mêmes (lire le numéro 4576).

Ainsi, l'épisode du dix-septembre 2025 de la série Manoir à louer montrent la famille de personnages débattre de l'intérêt d'un courrier des lecteurs dans Spirou, auquelle elle est abonnée et dont on se dispute la première lecture chaque semaine sous le regard étonné de la propriétaire du manoir qui a du mal à comprendre ces histoires bien trop heureuses.

La marge du courrier des lecteurs de Spirou 4575, suite conséquente de l'éditorial par Fabrice Erre et Fabcaro.

Les marges dudit courrier des lecteurs permet, chaque semaine, de poursuivre la mise en scène des véritables membres de la rédaction, sise à Marcinelle en Belgique.

Après des années d'éditoriaux ratés, mais qu'ils poursuivent faute de remplaçants (voir été 2025), les deux Fabiens (Serre et Caro) illustrent la marge supérieure du nouveau courrier des lecteurs, tantôt e manière absurde, tantôt avec du courrier à timbre rouge.

Suite à leur dispute en page trois, ils s'échangent leurs insultes grâce au courrier des lecteurs, toujours dans ce numéro de mi-décembre.

Une enveloppe affranchie se dessine tout de même mieux qu'un e-mail sur un écran.

samedi 19 septembre 2020

Cartographie monétaire dans Carto

 Pendant l'été, le magazine bimestriel Carto proposait un article de J.-P. Gury au sujet des cartes sur pièces de monnaie, analysant leur rôle dans la communication des États-émetteurs.

Démarrant avec les frontières de l'Union européenne et leur disparition sur les pièces en euro, jusqu'à la revendication des Malouines sur pièce d'Argentine.

En passant par la comparaison des symboliques des pièces de la République populaire de Chine face à celle de la République de Chine à Taïwan.

Le dernier exemple aborde la carte de l'Estonie sur la face nationale des pièces en euro frappée dans ce pays, acceptant la situation née pendant la période soviétique, alors que le respect du traité de Tartu de 1920 est encore demandé côté estonien.

dimanche 7 août 2016

Pour inspirer de nouveaux latino-américanistes

Le jeudi vingt-huit juillet 2016, toute l'après-midi au 41 Devonshire Place, seize membres de la Royal Philatelic Society London ont présenté aux membres et visiteurs dix-huit collections de philatélie et d'histoire postale d'Amérique latine, cinquante-deux cadres en tout.

L'introduction du Président Frank Walton et du Commissaire de l'exposition John Shaw rappelle qu'il manque une société spécialisée dans ce continent, au Royaume-Uni en tout cas. Quant à la date estivale, elle est un essai pour voir si les membres sont intéressés par un moment supplémentaire entre la fin d'une saison et le début de la suivante.

Des timbres, des timbres...
La plus colorée fut proposée par Janet Nelson avec les émissions de Correios, la poste brésilienne, émises pendant les années 2010, qui rafraîchissaient les yeux après cinquante panneaux dans les couleurs de base de la typographie et de la taille-douce.

Sinon, l'étude des premières émissions reste la figure imposée des philatélies par nation : Chili par Joseph Hackmey et John Shaw, Haïti avec Geoff Hanney et Brian Moorhouse, Équateur et Venezuela toutes deux par Guido Craveri, le Nicaragua et le Pérou avec Christopher Harman et l'Uruguay par Gregory Todd. Pour le Chili, l'intérêt d'avoir deux points de vue est immense pour le non-spécialiste : Hackmey présentant les premiers Colón chiliens quant Shaw creuse les réimpressions tardives (normalement surchargées) à l'initiative du philatéliste Hugo Hahn.

Le changement d'imprimeurs permet de rappeler un pan de l'histoire philatélique : Christopher Harman présentait les émissions de provenance états-unienne du Nicaragua : de l'American Bank Note Company* à l'entreprenant Nicholas Seebeck et son Hamilton Bank Note Engraving & Printing Company dans la décennie 1890.

Ce qui anime les études individuelles de timbres-poste en Amérique latine est l'existence d'émissions locales. Alan D. Anyon présentait les émissions provisoires de Colombie, nécessaires souvent, inventives, spéculatives parfois, voire frauduleuses.

Des lettres, preuves de déplacements... audacieux.
En histoire postale, les moyens de transport pouvaient constituer un fil directeur de fait.
Lettre transportée par un service de diligence (oblitération) de la ville de Mexico pour Guadalajara, sans date (collection Jay Walmsley, exposition RPSL du vingt-huit juillet 2016).
Au Mexique avec Jay Walmsley, les marques puis oblitérations des diligences permettaient de rappeler le retard des réseaux postaux an Amérique espagnole, un héritage des caisses vidées laissées par la métropole aux nouvelles républiques sécessionnistes. La collection continuait ensuite vers les ambulants ferroviaires de la seconde moitié du dix-neuvième siècle.

De la poste aérienne**.
De l'audace privée brésilienne... des trous aériens !?
Entre philatélie et histoire postale - c'est une exposition non compétitive, soyons audacieux, Nick Nelson faisait découvrir les timbres des compagnies privées brésiliennes, autorisées d'exercer par un décret de 1927. Trois compagnies (Condor, ETA et Varig) et un vol de Zeppelin sont à découvrir par ses timbres privés.

Les plus chanceux trouveront chez Varif des timbres troués ! Dans les années 1930, Varig surchargea certains timbres et, pour éviter la spéculation (quels naïfs) trouèrent à grand trou les exemplaires dont la surcharge présentait des erreurs... Vous imaginez aisément la suite.

Encore de l'audace entre Colombie et Allemagne... via New York !
La Société colombo-allemande de transports aériens (SCADTA) passionne visiblement.

Eddie Speicer la considère à partir de la prise de contrôle par Pan American Airways en 1930 qui consolide des liaisons entre Colombie et États-Unis sous le marque « Mancomun », puis « Transoceanico » avec les liaisons vers l'Europe à partir de New York en 1939. À rechercher jusqu'aux années 1950.
Enveloppe aérienne entre banques d'Allemagne vers la Colombie avec timbres des deux pays (collection Robin Pizer, exposition RPSL du vingt-huit juillet 2016).
Mais, à mes yeux d'amateurs ignorants non avertis, c'est Robin Pizer qui a choisi la meilleure période de la SCADTA quand elle permettait des liaisons aériennes entre Allemagne et Colombie avec des enveloppes comprenant simultanément des timbres-postes des deux pays. Ceux de Colombie étant même  surchargés « A » et « R » pour le service aérien et la recommandation. Merci au membre allemand qui m'a aidé à comprendre cet ensemble, puis celui de John Lea.

Et toujours de l'audace (Danton était-il britannique ?)
La palme de l'audace reviendra finalement à John Lea pour une approche synthétique, mais pleine de surprises.

Avec le titre général « Postal History in Latin America », il présentait, enveloppe après enveloppe, de nombreuses spécialités de l'histoire postale depuis les marques d'entrée londoniennes dans les années 1930 jusqu'aux courriers récupérés après des accidents aériens.

Et dès les entrées, il isole une enveloppe banale : adresse et oblitération londonienne, mais si on prend le temps de lire la lettre à l'intérieur : c'est un courrier d'octobre 1861 entré au Royaume-Uni dans une caisse de courrier par une grande compagnie marchande, puis (illégalement ?) affranchie et postée à prix intérieur en novembre.
L'enveloppe toute londonienne dissimulant une lettre brésilienne de Bahia de 1861 (collection John Lea, exposition RPSL du vingt-huit juillet 2016).
Lea s'amuse même à trouver des éléments rares. Telle une toute aussi anodine lettre postée d'Argentine et destinée à l'Air Transport Auxiliary en Angleterre. Les expéditeurs, les Holland, une famille anglaise expatriée, écrivaient à leur fille pilote et mécanicienne, volontaire pour l'effort de guerre britannique. L'ATA recrutant parmi les pilotes refusés par la Royal Air Force dont les femmes.

S'il n'a pas lu cette explication de Lea dans le livret, le philatéliste britannophile se sera arrêté seulement à de rares usages de très fortes valeurs faciales britanniques sur courrier aérien vers l'Amérique du Sud transportées par des compagnies européennes des années 1930 à la fin des années 1940. Dans le livret est illustrée une lettre recommandée d'une banque anglaise à destination de l'Argentine affranchie du coûteux commémoratif pour le Congrès de l'Union postale de 1929 ; l'exposition allait jusqu'à une enveloppe de 1942 entre le siège londonien de Pirelli à celui de São Paulo avec trois George VI de dix shillings et marque de douane!

Du livret d'une exposition détendue
Le livret de l'exposition est disponible à tous au format pdf à partir de la liste des événements récents sur le site de la Société.

Dans mon parcours de seize mois à comprendre à quoi sert une exposition philatélique, avec l'étude un peu approfondie de Paris-Philex (oui les derniers épisodes arrivent, patience !), cette exposition de visu (et non à feuilleter un résumé ou un livre numérique sur le site de la RPSL) permet de voir comment le collectionneur peut présenter un thème de manière très approfondie avec une grande simplicité de présentation, dès que les contraintes de la compétition sont retirées.

Suppression ou allègement des filets d'encre encadrant les feuilles, légendes synthétiques des pièces tout en restant riches d'informations, introductions parfois plus longues qu'autorisées mais éclairant toute la collection : comme celle sur l'importance des diligences privées mexicaines dans les décennies après l'indépendance.

Notes :
* : American Bank Note Company dont la Société possède une histoire auto-éditée en 1959 très richement illustrée d'exemples des gravures réalisées par thèmes : portraits, animaux, activités humaines, transports, etc.
** : Avez-vous remarqué la série d'articles sur l'Aéropostale publiée cette semaine passée par le quotidien français Le Figaro - en version payante sur leur site ? Voici le lien vers le premier article.

vendredi 27 mai 2016

Demain New York expose

Dans vingt-sept heures, l'exposition internationale World Stamp Show New York 2016 sera ouverte dans la métropole états-unienne, jusqu'au samedi quatre juin.
Avers et revers de la médaille pour les primés de la compétition internationale de New York, créée par Niko Courtelis (site du World Stamp Show NY 2016).
Pour ceux qui s'interrogent sur quelle longueur pour un salon philatélique optimal, observons la fréquence au Royaume-Uni : huit jours tous les dix ans à Londres mais avec changement des expositions à mi-parcours en 2010, seulement quatre pour l'exposition intermédiaire en 2015 ; la prochaine exposition internationale états-unienne est déjà prévue pour 2026 à Boston...

Dix jours tous les deux ans pour le Salon du timbre à Paris semblaient donc très optimiste, même si la Fédération nationale a dû mal à trouver chaque année une association volontaire en province. D'ailleurs, le programme de Paris-Philex 2016 a révélé que Phila-France 2017 aura finalement lieu à Cholet du vendredi vingt-huit avril au lundi premier mai.

Évidemment, avec ma focalisation depuis un an sur l'exposition philatélique, je me suis plongé dans la liste des collections en cour d'honneur, celles des invitées et celles des compétiteurs, ici classées par ces trois thèmes et par pays, ou par là en pdf selon un critère principal, dont celui du pays concerné par la collection.

Quatre-vingt-douze pays selon la liste des commissaires nationaux (plus quelques-uns pour un pays à triple représentation, le Mexique). Soixante-dix-huit seulement d'après la liste des collections en compétition, y compris les cinq du Club philatélique de Saint-Pierre-et-Miquelon dont Jean-Jacques Tillard en quête d'une troisième médaille grand or internationale avec Les Surcharges de Saint-Pierre et Miquelin au XIXe siècle.
Émis le neuf janvier 1982, le timbre de France consacré à l'archipel, sûrement présent dans la collection d'Éric Rességuier à New York (phil-ouest.com).
Parmi les Saint-Pierrais-et-Miquelonais, le gendarme philatéliste et auteur de timbres (souvenirs de décembre 2014 ici ou en images animées), Éric Rességuier, présente la collectivité d'outre-mer vue par la France dans sa philatélie en 1982. Tandis que Fabrice Fouchard et Jean-Louis Desdouets se consacre chacun à une émission, respectivement le Pêcheur et le Frigorifique.

Titillant ma curiosité, Éric Detchevery étudie les oblitérations de Nouvelle-Écosse sur le courrier de l'archipel... « Un jour, j'irai à New York avec toi... »

Au-delà, quelles collections remarquées par leur titre parmi les plus de quatre mille cadres proposés ?

Par leur thème ? Celle qui décevra les « ringards, masculins, vieillots » (aucune carte postale explicite) de Benedict Termini sur les timbres-fiscaux municipaux de prostitution de Rosario de Santa Fe en Argentine (en pdf par ici). Un safari photo dans le Masai Mara (Kenya) avec le Français Maxence Muller.

Par leur collectionneur ? Rien que la cour d'honneur en impose : le richissime philanthrope philatéliste William H. Gross propose les grandes raretés des États-Unis tandis que le one cent magenta de Guyane britannique a-t-il vraiment besoin de Stuart Weizman pour emplir ses deux cadres ? Oui car le dessinateur de chaussures est le propriétaire du timbre le plus cher du monde.

Par mes souvenirs de lecture ? Steven Walske présente trois collections ! Deux en cour d'honneur sur le Pony Express - souvenir de son livre cosigné - et les timbres des États-Unis de 1869 sur timbres de paquebot (packet mail) pour la France... Mieux en compétition : il a étendu ses courriers de blocus des guerres états-uniennes jusqu'en 1865 et la Guerre de Sécession, un demi-siècle au-delà de son article du London Philatelist de janvier 2015.

La liste des pays représentés par un collectionneur montre néanmoins de nombreux angles vides, notamment en Afrique : j'espère vraiment le succès d'initiative telle que celle du Conseil de promotion de la philatélie au Nigeria.
Logotype de l'exposition internationale de Boston 2026 (site officiel).
À défaut d'être à New York pour la semaine qui vient, imaginons Boston dans dix ans, ou à Tampere en Finlande en mai 2017 ?


Complément du dimanche vingt-neuf mai 2016 :
Trouvé en farfouillant le web, un philatéliste de Saint-Pierre-et-Miquelon est encore sur une des deux chaînes publiques de la collectivité française d'outre-mer : Fabrice Fouchard, président du Club philatélique de Saint-Pierre, a évoqué la philatélie dans Brumes de Capelans de mardi vingt-quatre mai.

En une vingtaine de minutes, il présente toutes les échelles des dernières années depuis l'envie de diffuser cette passion le plus largement possible dans la communauté îlienne jusqu'à l'exposition internationale de New York : des archives familiales à la boîte à chaussures pleine de timbres sur fragment; Mais aussi des projets possibles : depuis acheter (enfin) des panneaux d'exposition jusqu'à acquérir et ouvrir une maison de la philatélie à Saint-Pierre.

Encore un passage début juin avec des médailles ? ;)

vendredi 26 juin 2015

Premières rencontres de l'Aéropostale au lycée Mermoz de Buenos Aires

Au hasard de la presse de ce vendredi vingt-six juin 2015, le quotidien languedocien Midi libre signale la récompense reçue au Rectorat de l'Académie de Montpellier par quatre lycéens pour leur « engagement civique » lors des « Jeux de l'Aéropostale »...

Certes, nous avons découvert, ce mois-ci, les premiers Jeux européens qui ont permis aux comités olympiques européens de rattraper leurs homologues des autres continents... et satisfaire les dirigeants d'une démocratie pétrolière imparfaite.

Mais les Jeux de l'Aéropostale à Buenos Aires ? Sans autre mention médiatique ?

Emplacement d'une illustration
dès que je remets la main sur mon exemplaire d'une carte spéciale
que la poste argentine - je crois - proposer de s'envoyer
lors d'un Salon biennal de Paris...


Google nous amène vers une page sur laquelle le ministère français des Affaires étrangères signale la célébration, le dix avril dernier, des vingt-cinq ans de l'Agence pour l'enseignement français à l'étranger, le réseau regroupant une partie des écoles proposant les cursus français dans le monde.

Dans la liste des événements pour cet anniversaire, les Jeux de l'Aéropostale à Buenos Aires, sans plus de précision. Donc un événement français, peut-être bilatéral avec des établissements argentins ?


Descendons encore les résultats de la recherche Google : une page Facebook et la page dédiée du site du lycée Jean-Mermoz de Buenos Aires, et le vrai nom de la manifestation : Rencontres de l'Aéropostale, du treize au seize mai 2015, comprenant, entre autres, un tournoi multisports avec des équipes de lycées français d'Amérique latine installés dans des villes-étapes des vols pionniers de la compagnie. et au cours desquels les lycéens audois cités au début ont servi d'officiels-arbitres.

Le nom de l'Aéropostale n'est pas galvaudé : le premier jour, les lycéens ont rencontré dans son atelier de Carlos Regazzoni qui s'inspire de l'épopée, puis visité les lieux de travail et de vie des pilotes à Buenos Aires. Le lendemain, c'est l'école de pilote de la compagnie Aerolínas Argentinas qui les accueillait, avant le dernier jour de se présenter au Musée national d'aéronautisme.


Pour les aérophilatélistes qui veulent suivre les prochaines éditions et disposer d'une intéressante liste des lieux à visiter, ces Rencontres semblent promis à de nouvelles éditions.

samedi 25 janvier 2014

Pour une fois que ce n'est pas à cause des Falklands

Agitation politique (et dans les commentaires d'un blog hébergé par Le Monde) en Argentine à cause de la nouvelle série d'usage courant sur les réalisations d'une décennie... et, pour une fois, ce n'est pas à cause d'un échange épistolaire avec les Britanniques de la Royal Mail ou du Falkland Islands Philatelic Bureau (rappel historique avec un petit article de Todd Pierce de 1996 dans une publication de l'Université de Durham).

En se promenant sur le site philatélique de l'opérateur argentin, sans comprendre l'espagnol, l'émission du lundi 20 janvier 2014 est retrouvable avec la légende : pour les Uso Corriente et en vente indivisible pour les Up.
Première partie de la série (site de Correo Argentino).

Seconde partie de la série avec logotype « UP » (Correo Argentino).
 Sur le blog América Latina (VO), depuis le 22, les échanges entre lecteur semblent se focaliser sur l'expression « propagande gouvernementale » et ses définitions anciennes et actuelles en langue française. Minoritaire le point de vue que les timbres peuvent marquer une décennie de législation nationale, davantage ceux qui trouvent que le couple présidentiel Poutine/Medvedev... Mes excuses, je me trompe de pays : Néstor Kirchner, président de la Nation argentine de 2003 à 2007, et de son épouse Cristina Fernández de Kirchner, présidente à son tour en 2007 et réélue en 2011, couple dont le bilan économique serait désastreux si l'on croit encore que ce ne sont pas les grands financiers, spéculateurs et firmes transnationales qui font l'économie mondialisée.

Rien de très nouveau à voir les esprits s'échauffer sur de la politique sur timbres, certains commentateurs du blog du Monde rappellent les inspirations contemporaines d'Olivier Ciappa pour la Marianne de la Jeunesse français, émise en juillet 2013, voire même, pour taper sur la présidence-philatéliste (souvenez-vous les États-Généraux...) de l'Omni-Président, les réalisations de l'Union européenne par Yves Beaujard, carnets de 2008.

 Mais, en poursuivant la découverte du programme philatélique argentin, on découvre que la politique à toutes les échelles n'est jamais loin. Le bloc ci-dessus par exemple : en cliquant, la version grand format permet bien de distinguer chaque État sud-américain. Mais, de loin, le Chili et la Bolivie paraissent imprimées dans la même teinte de bleu... pour ne pas réveiller de vieux souvenirs ?
L'Argentine y a pensé... oui, comme nous, ils ont des arrière-pensées commerciales sur ce continent... et sur le porte-feuille des collectionneurs de nouveautés. Mais, un petit geste timbré, ça fait toujours plaisir (Correo Argentino).
On attend également en Europe de voir marquer les grands moments des autres continents, autres que la colonisation au détriment des peuples natifs (multiples émissions conjointes canadiennes). Alors que les forces armées françaises interviennent régulièrement aux côtés de celles de l'Union africaine dans plusieurs guerres civiles depuis une décennie, nul timbre français ne signale le cinquantenaire de l'ancienne Organisation de l'unité africaine, continent que nous Français et Européens avons pourtant bouleversé depuis plusieurs siècles.
Le trois livres de la série de cinq timbres, rappelant le vote, émis le 15 février précédent (Falkland Islands Philatelic Bureau).
Pour finir, ce n'est pas tout ça, mais revenons aux habitudes de la guerre timbrée entre Argentins et Britanniques : les 10 et 11 mars 2013, seuls quatre électeurs des îles Falkland n'ont pas voté en faveur de la proposition de conserver le statut de Territoire d'outre-mer britannique : trois non (pro-argentins ou indépendantistes ?) et un vote annulé.


Mise à jour du lendemain (le temps de lire le journal en papier) :
Ces timbres arrivent la semaine où les spéculateurs ont décidé de s'amuser avec les devises des pays émergents, avec pièces de monnaie argentines sur lemonde.fr et bureau de change de Buenos Aires dans l'édition datée dimanche 26-lundi 27 janvier du Monde. Allez savoir sur quoi repose cette méfiance... lassitude à embêter les Européens et leurs appétissantes dettes, besoin de cacher les mouvements sociaux et civiques en Chine,... phase de la Lune, année du Cheval,...

Côté histoire postale qui ne se collectionne pas, sauf avec patience de récupérer les documents, puis de les expliquer à des accumulateurs de nouveautés offset : le même numéro du Monde, en vente en France jusqu'à lundi midi, signale que la Russie et l'Argentine resserrent les règles permettant de commander des biens sur des sites web étrangers, pour éviter de voir fuir des devises en contexte d'inflation. Ainsi, depuis le 22 janvier, le commanditaire doit remplir des formulaires de douane et s'attendre à de très lourdes taxes (jusqu'à 85% de la valeur selon les cas). En Russie, deux firmes transnationales du transport de colis vont apparemment suspendre les livraisons vers les particuliers russes à cause de la multiplication de la paperasse après la frontière et du déclenchement des droits de douane sur des valeurs plus basses.

À rechercher pour le plaisir de découvrir l'espagnol et le russe administratif : le colis, les autocollants portant les informations et autres codes-barres, la liasse douanière de l'entreprise expéditrice, celle supportée par le transporteur, celle ajoutée par surprise que le facteur apportera au destinataire contre paiement,...

vendredi 18 mai 2007

Chaco boliviano

Régulièrement, les milieux philatéliques argentins et britanniques commentent la guerre des Falkland/Malouines que se font l'Argentine et le Royaume-Uni par timbres interposés : que ce soient des poissons malouins sur timbres argentins, ou des commémorations militaires des deux côtés.

Dans les années 1920-1930, les collectionneurs de nouveautés ont pareillement dû goûté aux émissions de propagande cartographique entre la Bolivie et le Paraguay, autour du Chaco boréal. Leurs revendications conduisirent à une guerre perdue par la première.

La cause du conflit : il y aurait eu du pétrole sous cette région... ce qui se révéla faux.


En restent des timbres des deux côtés émis pendant les année 1920 et 1930. Celui-ci appartient à la série bolivienne de 1935.

Dans le numéro 5 d'Opus, revue de l'Académie européenne de philatélie millésime 2005, est paru un article de Guy Coutant : « La guerre du Chaco : 150 000 morts à cause de timbres ». Il est cependant dommage que le site de cette Académie n'est pas été mis à jour depuis plusieurs mois.

vendredi 20 avril 2007

San Andrés y Providencia en Colombie

Ce timbre colombien de 1956 est un exemple régulier que le timbre-poste est un signe de souveraineté nationale.Ce timbre de 5 centavos fait partie d'une série sur les départements de Colombie à travers un paysage, une activité économique.

Pour le département de l'archipel de San Andrés y Providencia, c'est une carte pour des raisons certainement politiques. Si vous cliquez sur le lien précédent vers un article de la Wikipédia anglophone, vous trouverez une carte localisant l'archipel dans la mer des Caraïbes, aux confins des eaux colombiennes et des eaux du Nicaragua.

Dès 1822, la possession des îles par ce qui est devenu la Colombie actuelle a opposé les États en cours de formation, union et division de l'Amérique centrale et du Sud, anciennement colonies espagnoles. En 1928, un traité met fin à la dispute, relancée dans les années 1980 par le Nicaragua. Depuis 2001, le cas est déposé devant la Cour internationale de justice.

Digression. Dans un genre plus sanglant de revendications sur des îles et où la philatélie a joué un rôle important : un lecteur britannique se plaint dans le Stamp Magazine daté mai 2007 que l'Argentine continue sa « campagne philatélique de propagande » sur les Falklands/Malouines. Il qualifie ainsi une série de timbres émise en juillet 2004 pour mettre en valeur quatre espèces menacées de poissons, baignant dans les eaux de cet archipel...