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samedi 29 août 2026

Une boîte aux lettres pour les visiteurs de la Boisserie

 Petite découverte liée à l'actualité des caprices d'un héritier du général de Gaulle sur la possible vente à l'État ou au Département de sa résidence privée de La Boisserie, à Colombey-les-deux-Églises, en Haute-Marne.

La billetterie d'entrée de La Boisserie, située en face de l'entrée de la propriété, avec une boîte aux lettres jaune à côté de son entrée (photographie de StreetView, un service de Google, prise en juillet 2026).

La billetterie du lieu se trouve de l'autre côté de la rue Charles-de-Gaulle, dans un petit pavillon, qui est sur le cheminement des touristes entre le parc de stationnement et le portail de la propriété.

La photographie prise par la voiture du service StreetView de Google, en juillet 2026, montre une boîte aux lettres de La Poste fixé au mur à côté de l'entrée de cette billetterie.

Vue d'ensemble : à gauche, l'entrée de La Boisserie, au centre l'accès au village et la billetterie, et complètement à droite le parc de stationnement (photographie de StreetView, un service de Google, prise en juillet 2026).

Les vues de côté montrent des livres et affiches par les fenêtres ouvertes. Sûrement des cartes postales et des timbres-poste sont en vente.  Timbres personnalisés ? Peut-être.

Le portail pavoisé d'entrée de La Boisserie, à Colombey-les-Deux-Églises (photographie de StreetView, un service de Google, prise en juillet 2026).

La propriété, bien délimitée quand on l'observe sur les photographies aériennes et satellites, est intimement liée à Charles et Yvonne de Gaulle et leur famille depuis qu'ils l'ont achetée en viager en 1934 à une personne morte accidentellement en juillet 1939.

Peu équipée, puis pillée par l'occupant allemand, la résidence est choisie pour son isolement et son environnement : le couple veut faire s'épanouir et protéger Anne, la cadette affectée d'une trisomie 21.

L'attachement du général, puis président de la République, à sa maison marque la mémoire du village et du pays.

Musée depuis 1980 sous la protection de son fils Philippe de Gaulle (1921-2004), le patrimoine est désormais objet de questionnement face à ses quatre fils et héritiers. De nombreuses archives de Charles de Gaulle ont été vendues aux enchères, avec un large usage de son droit de préemption par l'État. 

Le devenir de La Boisserie est désormais sous les feux médiatiques : si un des fils a vendu sa part à son cadet, ce dernier semble être fort gourmand. Le choix de faire du lieu un musée public, propriété du Département de la Haute-Marne [ou de l'État macronien finissant] semblait sûr, une fois le financement de l'achat des parts des trois frères et le projet muséal constitués.

Las ! En août 2026, le cadet excentrique déclare lancer une cagnotte - une souscription, aurait-on dit au temps du général - pour sauver La Boisserie !


Si vous voulez envoyer un souvenir depuis La Boisserie, espérons que les deux aînés et le Département mettent le hola avant qu'une action inconsidérée n'aie lieu.


Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.

dimanche 16 août 2026

Police recherche propriétaire d'une collection d'or quasi-neuve, peu servie

 Mardi onze août 2026, un jeune ouvrier et ses collègues, effectuant des travaux de terrassements en Belgique, ont découvert une immense collection de pièces et lingots en or, enterrée sur une frise industrielle rachetée et reconvertie en bureaux et logement par le Centre d'action sociale flamand (CAW).

Suite à une communication de la police locale, des autorités belges et aux témoignages de l'ouvrier, les médias belges et européens se sont emparés de l'histoire à partir de vendredi quatorze août, avec de magnifiques photographies des objets par ladite police de Termonde (Dendermonde en néerlandais), dans la province de Flandre-Orientale.

Le trésor rangé et exposé par la police de Termonde (photographie par la police, reprise par The Guardian, le quatorze août 2026).

Dans la commune de Saint-Gilles-lez-Termonde, section de Termonde, a existé une brasserie entre 1899 et 1970. Elle a été fondée par Theophilus Van Assche et est restée propriété gérée par ses descendants.

Le trésor a été découvert dans une cavité sous la villa de maître, construite peu après le bâtiment de production. Un représentant du CAW explique que les murs de celle-ci sont conservés, mais que tout le reste devait être rénové ; les ouvriers creusaient pour l'installation de tuyaux.

Les lingots d'or trouvés, apparemment photographiés sur le site du chantier (source : police de Termonde via The Guardian).

Face à l'immensité de la découverte, l'équipe a appelé la police et le propriétaire actuel, le CAW. L'estimation des services fédéraux belges est de neuf millions d'euro.

Les lingots sont marqués des marques et numéros de séries des fondeurs et des banques d'achat, dont la banque NM Rothschild & Sons, la branche britannique du groupe Rothschild & Co., le raffineur britannique Johnson Matthey.

Nul doute que l'identification de ces lingots auprès de leur fondeur et des banques pourra dater leur dernière vente connue dans les circuits officiels et déclarés.

Un seau en parti rempli de plusieurs centaines de pièces d'or (source : police de Termonde via The Guardian).

Les pièces d'or sont en excellent état, brillantes, comme passée de la frappe à la cave murée...

Apparemment, il n'y aurait que des Souverains frappés par la Monnaie royale britannique depuis Victoria (régnant de 1837 à 1901) jusqu'à la jeune Elizabeth II dans sa première effigie par Mary Gillick, La première apparaît sous deux effigies, suivie par son fils Edward VII et petit-fils George V.

Une grande partie des monnaies visibles sur la photographie portent Saint Georges terrassant le dragon des pièces britanniques.


Évidemment, ouvriers, policiers et médias se demandent à qui revient la propriété de cette trouvaille oubliée dans une propriété privée vendue.

Pour la police et sûrement le fisc belge, il s'agit de distinguer s'il s'agit d'un ancien trésor familial des Van Assche - une sécurité légalement acquise et déclarée, ou une fraude fiscale. Ou s'assurer qu'il ne s'agit pas d'une cache de criminalité plus récente, datant d'après la fermeture de la brasserie.

Dans tous les cas, la loi belge impose aux découvreurs d'attendre cinq années avant de se voir accorder des droits. Cela va laisser le temps aux descendants des derniers propriétaires de la brasserie de se signaler et de justifier cette cache visiblement oubliée...

La presse fait état d'une complexe procédure judiciaire civile croisant les ouvriers découvreurs, leur employeur, l'institution propriétaire actuel, et les descendants potentiels.


Les frappes de Souverains britanniques ont lieu de manière intermittente jusqu'à l'époque de l'effigie Gillick, selon les besoins en pièces circulantes d'une livre sterling, puis comme valeurs de placement. Le Souverain Gillick est frappée pour la dernière fois en 1968 ; les Souverains suivant portent l'effigie Machin au diadème qu'il ne semble pas apparaître dans le seau - sauf à considérer l'autre face des pièces.

Il est fort probable que cette cache a fini d'être emplie dans les années 1950 ou 1960 par un membre de la famille. Était-il ou elle trop âgé, ou un décès accidentel, pour transmettre le secret à ses descendants - secret conservé pour éviter que les jeunes, le personnel, ou des malfrats, veuillent s'approprier le magot.

Les généalogistes belges reconstitueront sûrement l'arbre familial et le confronteront à l'histoire immobilière du lieu : qui vivait là dans les années 1950 et 1960 ? Qui était encore présent lors de la fermeture de la brasserie, puis quand la famille quitta la villa ? Enfin les dates de cession des bâtiments et terrains jusqu'à l'achat par le CAW.


... oubliant en chemin des kilogrammes de métaux précieux dans une cave ...

mardi 28 juillet 2026

La France face aux feux de forêts et au changement climatique : du rôle des timbres et du service philatélique

 De nouveau, après l'été 2022, les forêts des Landes de Gascogne connaissent un incendie catastrophique en termes environnementaux et humains depuis le vingt-deux juillet dernier. En 2022, c'était le sud du bassin d'Arcachon ; en 2026, c'est le nord.

Habitants, exploitants forestiers, pompiers, volontaires et militaires font face au refus politicien et médiatique de répondre aux questions : 

- face à des climats qui s'assèchent et se réchauffent en France hexagonale, qu'ont fait les dirigeants pour la prévention et l'équipement à court terme ?

- Face au changement climatique et ses effets sur une forêt artificielle et productive de pins hautement inflammables, qu'ont-ils prévu à long terme ?

« On ne politise pas les feux de forêts ! » est le slogan successif du Premier Ministre, du ministre de l'Intérieur et du président de la République. Comme il ne fallait pas politiser les souffrances et morts des vagues inédites de chaleur de mai et juin 2026 ! L'installation à peu de frais de climatiseurs était alors la solution à court terme, sans envisager qu'en deux mandats, le parti présidentiel n'a pas organisé comment construire l'immobilier neuf et rénover l'ancien pour faire face aux chaleurs estivales aggravées.

Pourtant, en juillet 2024, La Poste faisait son travail d'information du public, probablement sous l'effet de demande politique locale ou nationale d'émissions de timbres-poste du programme philatélique.

Le timbre sur le Canadair de la Sécurité civile, oblitéré premier jour à Paris et, ici, à Nîmes, où se trouve la base de Nîmes-Garons (scan du Document philatélique de Philaposte).

Le cinq juillet 2024, en premier jour, le Canadair était célébré comme outil emblématique de la lutte contre les feux de forêts en France, du nom de l'entreprise canadienne de construction aéronautique qui en a conçu les différentes itérations.

Cet engin capable de voler au ras d'un plan d'eau pour aller en escadrille déposer sa cargaison sur le front du feu pour le ralentir et permettre les interventions des pompiers au sol. Le bruit caractéristique de ses moteurs sont connus de nombreux départements littoraux, particulièrement méditerranéens.

Et, chaque été de grands feux destructeurs, chaque hiver de débat budgétaire au Parlement, son nom synthétise le débat sur l'équipement des pompiers et de la Sécurité civile face à ces incendies. En effet, la flotte des Canadair français est de douze vieillissants, d'une maintenance coûteuse depuis que le modèle n'est plus produit faute de commandes.

Certes, son successeur, une reprise par le canadien De Havilland, est en élaboration, mais pour des livraisons à la fin de la décennie... En attendant, le public tente de comprendre comment les Premiers Ministres, nombreux et successifs du président Macron, en sont arrivés à douze avions dispersés en cas d'été sec.

L'illustration par Mathieu Persan du document philatélique de Philaposte, dont il a aussi créé le timbre (scan).

Comme le climatiseur l'est depuis mai 2026, politiciens, soutenus par les médias économes, jurent que ce n'est pas de leur faute : Canadair a cessé la production, à céder ses plans à d'autres, que le budget de la France est difficile pour dépenser. Mais au pays d'Airbus et de l'industrie aéronautique militaire... ça passe mal, surtout quand les baisses d'impôts et niches fiscales se compte par milliards au bénéfice d'une minorité d'entreprises et leurs dirigeants, sans retour économique apparent pour la majorité des citoyens.

Plus pertinent paraît le discours des états-majors des pompiers et de la Sécurité civile que le Canadair est indispensable, mais pas le seul outil ni stratégie participant de la lutte contre ces feux forestiers. Mais indispensable.

L'illustration que Mathieu Persan a créée pour le document philatélique du timbre Le Canadair de la sécurité civile accompagne bien le propos de Julien Marion, directeur général de la Sécurité civile : d'autres avions, Tracker et Dash, et les hélicoptères Dragon peuvent eux aussi bombarder d'eau ou de produits retardant la végétation enflammée ou menacée par le front.

... Sans aller jusqu'à l'excès inverse des politiciens et des chaînes d'information continue en pamoison devant un avion de transport A400-M, prévu pour un usage militaire, converti en bombardier de retardant cet été. Au moment d'écrire cet article de blog, il a effectué un unique (utile) vol dans les Landes, le deuxième devant avoir lieu prochainement.

Scan du document philatélique de Philaposte pour le timbre sur le Canadair, premier jour de Nîmes du cinq juillet 2024, illustrations de Mathieu Persan et texte de Julien Marion.

Comme tout, la prévention et la lutte contre les feux de forêts sont un système de moyens, d'actions, prévus longtemps à l'avance et revus encore après.

Ce que nos politiciens et principaux médias ont du mal à concevoir, entre incompétence et malhonnêteté électoraliste.


La forêt est elle aussi un système.

Le timbre Forêt des Landes émis mi-juillet 2024, avec premier jour dans trois villes de Gironde et la préfecture des Landes.

Le même mois de juillet 2024, La Poste émettait un timbre sur la forêt des Landes, dont les textes des documents et notices philatéliques insistaient sur l'histoire, mais aussi la fragilité suite aux feux de 2022, en évoquant explicitement le changement climatique comme un des défis visant cette forêt au vingt-et-unième siècle.

L'illustration de Ségolène Derudder, gravée par Line Filhon, montre bien la domination du pin maritime dans les Landes, et même partiellement sur ces alignements à visée productiviste de leurs plantations depuis le grand chambardement écologique provoqué par l'empereur Napoléon III, dans la deuxième moitié du dix-neuvième siècle.

Dans l'émission Le Cours de l'histoire du trente août 2022 (rediffusée dernièrement), l'historien Jacques Sargos et le géographe Paul Arnould racontent et expliquent comment, en 1852, un géomètre en chef du cadastre décrit, puis compare, les Landes des deux départements, constatant leur différence de développement économique... La légende a ajouté le voyage en train vers l'Espagne de l'empereur, désolé d'un tel paysage entraînant la misère.

Scan d'une notice philatélique au timbre de la forêt des Landes, avec texte du directeur de Philaposte, offert aux clients du service philatélique fin 2024.

Comme le remembrement des années 1940 à 1970 (ici, là, en BD), l'enforestation des Landes a été un drame social, une opportunité économique pour les grands propriétaires, des industriels liés au bois et à la chimie, et ceux amenant les capitaux. Pas vraiment les bergers sur échasses.

Le pin maritime fut majoritaire en raison des sols et de sa croissance rapide, donc rentable et profitable pour les dits propriétaires fonciers et industriels.

Un siècle et demi plus tard, après une alerte en 1949, cette forêt de résineux d'exploitation suscite ses propres limites.

Un système que politiciens, grands médias et mauvais commentateurs résument à un seul point (juste, mais pas suffisant seul) : la surface à entretenir est énorme, le débroussaillage et la gestion des bois morts (en retirer par sécurité, en laisser par biodiversité) à répéter éternellement même pour de petits propriétaires fiers de leur héritage foncier mais sans assise financière pour les coûts d'exploitation avant coupe et vente. Donc, on accuse les politiciens et associations écologistes d'empêcher cette vidange de végétaux morts dans le but de protéger la biodiversité...

Encore une semaine de feu et d'évacuation et ils accuseront des baigneuses faisant du surf en burkini à Lacanau.


Même le président de la République, l'hypocrite créateur d'une Convention citoyenne pour le climat dont il n'a pas tenu compte (2019-2020), le bullshiteur - digne de Trump - avec son Make the planet great again (juin 2017), n'a pas évoqué le changement climatique lors de sa visite en Gironde hier. Par contre les pronoms l'incluant à la lutte alors que ce sont les habitants et les pompiers qui payent en sueur, larmes, souvenirs d'une vie, et sacrifice mortel.

Comme signalé avec la poste des États-Unis et les timbres qu'elle a émis pour les deux cent cinquante ans de l'Indépendance, la poste française semble tenir une certaine direction honnête et honorable dans son programme philatélique, qui est désormais de la seule signature et responsabilité du Président du Groupe La Poste.

L'actuelle et nouvelle présidente de ce groupe laissera-t-elle Philaposte et sa commission philatélique poursuivre ce travail d'équilibre entre timbre émis, liberté des textes imprimés sur les documents, etc. Ou fait-elle partie des nominations dignes de notre président : n'importe qui de ses alliés pouvant devenir préfet, recteur, etc. ?

dimanche 5 juillet 2026

D'un timbre personnalisé à la liquidation : les librairies Sauramps

Attention aux grincheux et aux collectionneurs de timbres : ceci est un message peu philatélique, assez politique, et optimiste sur la lecture et le livre.


 En juin 2021, les librairies Sauramps de Montpellier créaient avec le quotidien Midi libre un prix littéraire annuel, nommé Habiter le monde, et utilisaient le timbre personnalisé de La Poste française pour en faire la promotion auprès de ses clients, avec renfort par la presse et la direction postale régionale.

Dans le contexte d'alors, c'était aussi un petit moyen de revenus complémentaires pour le nouveau groupe propriétaire depuis 2017.

Vendredi trois juin 2026, le tribunal de commerce de Montpellier a prononcé la liquidation du groupe Sauramps, avec fermeture immédiate de ses commerces à Montpellier et à Alès, dans le Gard. Ce qu'incarne ce timbre a donc échoué.


Le timbre personnalisé du prix littéraire Habiter le monde, vendu aux caisses des librairies Sauramps pendant l'été 2021. 

En 1946 à Montpellier, dans le sud de la France, Henri Sauramps fonde une papeterie-imprimerie à son nom, et c'est son gendre Pierre Torreilles qui a l'idée d'y installer un rayon librairie. Sa croissance en fait, avec peut-être la librairie franchisée Gibert Joseph (qui pratique la reprise de livres d'occasion), la principale librairie indépendante de la ville, alors que les autres petits libraires vivotent ou ferment avant l'an 2000 - souvenir de la Librairie Molière à côté du théâtre.

De la verrière du Triangle où elle atteint toutes les disciplines universitaires, ses nouveaux actionnaires l'essaiment à Alès et gère même la boutique-librairie du musée Fabre - où l'Association philatélique montpelliéraine trouva assez de reproductions de Vue de village sur cartes postales pour les souvenirs premier jour du timbre Frédéric Bazille de février 2017.

Les difficultés arrivent à partir de l'implantation en 2009 au centre commercial Odysseum, un mall à l'états-unienne, et à ciel ouvert avec ligne de tramway intégré, rêvé par le maire Georges Frêche et son urbaniste Raymond Dugrand. Arrêt ludique et commercial sur l'autoroute A9, espoir que les visiteurs passent le même jour de l'espace ludique à l'espace commercial et y fasse même leur approvisionnement à l'hypermarché Casino...

Las ! La librairie et l'hypermarché sont les deux commerces du lieu qui n'ont pas réussi à trouver public et chiffre d'affaires suffisants pour payer le coût de l'emplacement. Sauramps abandonnera, sûrement trop tard, la grande surface louée sur deux niveaux, pour un petit emplacement plus nouveautés et mangas... qui ferme en janvier 2026. Casino fermera définitivement et n'est toujours pas remplacé, le bâtiment n'était pas propriété du reste du centre commercial.

Les déficits d'exploitation apparaissent en 2012, entre loyers d'Odysseum, vétusté de la verrière du Triangle, et bien entendu la jungle du commerce en ligne (jungle, Amazonie,...). Les trois actionnaires principaux tentent de vendre à partir de fin 2016. Après moultes péripéties médiatisées entre repreneurs libraires, c'est le groupe immobilier du montpelliérain François Fontès qui rachète l'ensemble.

Depuis, l'actualité locale était rythmée par les efforts : rationalisation des locaux et renouvellement mobilier, participation continue à la Comédie du livre, relancée avec ce nouveau prix et ce timbre (Montpellier connaît une succession de maires discrètement collectionneurs de timbres : mon résumé de 2020 mériterait un complément pour le mandat suivant).

Mais aussi des décisions tantôt nécessaires, tantôt prises par désespoir, mais toutes relayées dans les médias locaux et très négativement vécues par le public commentateur : fin de Sauramps à Odysseum et retour de la littérature jeunesse dans le magasin du Triangle (fermeture de Polymômes) visaient à faire des économies nécessaires ; la diminution du stock au risque de faire commander plus souvent aux clients pour éviter les invendus est logique, mais difficile pour certains banlieusards et périurbains en voiture individuelle.

Le pire fut la librairie-verrière pleine d'escaliers... Je ne sais pas pour quelles raisons (emplacement-clé, conditions du bail, coût d'un déménagement,...) n'a pas été abandonnée au profit d'un lieu aux normes d'accessibilité et confortables. On a pu parler d'une partie d'un ancien grand magasin, rue Maguelone, entre gare et Comédie, où jadis logea la maison des jeunes... Depuis quelques mois, c'est une enseigne danoise qui y vend de la décoration intérieure à bas prix pour acheteurs compulsifs, selon une méthode suédoise éprouvée, à Odysseum entre autres.

Le dernier soubresaut en 2026 a été la tentative de la direction de faire pétitionner le public pour forcer le propriétaire du magasin à enclencher des travaux. Mais, clients et employés bruissaient de plus en plus fort sur les rayonnages défrichés... et, enfin, la suspension de toute commande dernièrement.

Faute de repreneurs, le tribunal de commerce a donc clos cette histoire quadragénaire, même si maire de Montpellier et présidente de conseil régional espèrent encore...


Mais pour quoi faire ?


La FNAC voisine du Polygone, un magasin Cultura à Saint-Aunès près d'une sortie d'autoroute, et les rayons culture des hypermarchés fournissent déjà nouveautés populaires, bandes dessinées, papeterie (on trouve au centre-ville des papetiers luxueux pour les amateurs).

La librairie Gibert de Montpellier est un franchisé du groupe en difficulté, et donc elle fournit encore et toujours nouveautés à larges spectres, occasions, papeterie, etc. Petits magasins et brocanteurs hebdomadaires proposent éditions épuisées ou historiques, avec disques musicaux et audio-visuels un peu partout une fois par semaine par emplacement.

Contrairement aux années 1990, les petites librairies refleurissent dans le centre de Montpellier, en ciblant la fidélisation d'une clientèle résidente ou travaillant dans la proximité, et la spécialisation thématique. La majorité sont reliées à une des plateformes de libraires indépendants : ici et là qui permettent de savoir si elles ont la référence recherchée en stock ou dans celui de leur distributeur, donc à commander par un coup de téléphone.

 Les généralistes - Le Grain des mots, La Cavale -, les spécialisées telles La Géosphère (voyages, géographie, cultures du monde, question environnementale), Azimuts (bandes dessinées), Le Bookshop (anglophone et café), Fiers de lettres (féministe et alternatives) sont accompagnées d'un nombre de  petites librairies de mangas tout autour du centre historique.

Chacune offre une gamme de lecture importante si on va picorer chez chacune selon ses forces. Certaines proposent boissons chaudes ou fraîches, tolèrent les jeunes lecteurs non acheteurs - mais qui reviendront bien avec le parent solvable, organisent des venues d'auteurs en associant le comité de quartier (La Cavale est lié à la vie du quartier des Beaux-Arts) ou les établissements scolaires voisins.

Et elles n'ont pas peur de la concurrence : une d'entre elles a des boîtes à livres sur son palier !

Sauramps faisait beaucoup et c'est triste de voir fermer, surtout car des professionnels du livre perdent leur emploi dans un lieu qui mettait leurs compétences en valeur. Cependant, dans un capitalisme financier et technocratique débridé, la renaissance des librairies montpelliéraines nuance le sentiment de catastrophe, contrairement à la correspondance écrite... manuscrite et affranchie en timbres.

Espérons pour cette dernière que les actions récentes de l'Association pour le développement de la philatélie et le don de cartes postales dans les magazines jeunesse estivaux (deux pour les abonnés avec le Spirou de ce premier juillet) ou dans les offices de tourisme, n'arrivent pas trop tard.

samedi 27 juin 2026

Le parapluie, la solution d'ExploringStamps pour les photographies en exposition

 Lors de l'exposition mondiale de Boston, du vingt-trois au trente mai 2026, plusieurs vidéos ont été réalisées par l'équipe d'ExploringStamps, créée par le vidéaste philatéliste Graham Beck qui réalise depuis 2016 des vidéos sur des timbres, des pays, des acteurs ou moments philatéliques. Elles sont principalement diffusées sur YouTube, avec des formats court, photographies ou bande-annonces sur le réseau Instagram.

Cela a permis à Three Stüns Stamps, un philatéliste partageant sur les deux réseaux cités et Facebook, de découvrir le truc indispensable aux visiteurs d'expositions philatéliques souhaitant plus d'archives des collections en compétition que le catalogue ou la carte de visite des philatélistes.

Une solution peu pratique, sauf sous forme de parasol, pour le même problème évoqué sur ce blog lors d'une exposition nationale française de juin.

Une membre de l'équipe d'ExploringStamps prend en photo ou filme des éléments d'une collection exposée, protégée des reflets par un parapluie (via des vidéos éphémères postées sur Instagram de ThreeStünsStamps depuis celui d'ExploringStamps, mai 2026).

Ainsi, la vidéaste est montrée par Beck en train de réaliser des prises de vue de collections exposées, en se tenant sous un parapluie pour éliminer les reflets de l'éclairage envahissant de ces grandes halles d'exposition, pas vraiment conçu pour l'exposition d'œuvres sous vitre.

Un autre truc a été posté de manière durable : à l'exposition nationale de 2025, Cheryl Ganz a montré comment avec des petits carrés adhésifs amovibles - connus par la marque protégée Post-it -, il est possible de décoller ensemble les timbres autocollants juxtaposés d'un bloc pour les coller tous ensembles sur une enveloppe.

Graham Beck et ExploringStamps pour les amateurs de timbres et de leurs nombreux à-côtés matériels et culturels.

samedi 20 juin 2026

Des accompagnements variés pour une série coréenne sur le service militaire

 Du onze mai au seize juin 2026 dernier, le groupe de télévision sud-coréen tvN a proposé deux fois par semaine un épisode de La Légende du soldat cuisinier, inspiré d'une bande dessinée.

Sur une des affiches promotionnelles, le héros Kang Seong-jae en apprentissage, avec un élément graphique peu réaliste : un écran virtuel...

L'intrigue apparaît simple pendant le début du premier épisode. Classé dépressif et accroc aux jeux vidéo, Kang Seong-jae décide d'effectuer son service militaire malgré la mort récente de son père, un ancien restaurateur. Il est affecté à un avant-poste entre des montagnes forestières et la mer.

Inquiet de son état mental (d'où le smiley épinglé sur son uniforme), le capitaine décide de l'envoyer comme soutien à la cuisine puisque c'est le métier de ses parents... à l'étonnement du sergent-chef qui imagine de suite les couteaux, les gazinières, etc.

Et, héritage de la bande dessinée, perdu dans ce nouvel universel dont il s'efforce les règles à la lettre (dont le fait de clamer son grade et son nom à chaque appel par un soldat plus gradé), un écran virtuel doté d'une voix féminine émerge ponctuellement, et la première fois quand il se retrouve seul dans la réserve pour sa première corvée : remettre en ordre le stock et à jour le tableau d'inventaires.

L'écran lui signifie qu'il a démarré le parcours pour devenir un chef cuisinier, que chaque action réussie rapportera des points d'expérience, avec lesquels il perfectionnera ses techniques et pourra apprendre de nouvelles recettes. Ce qui va se révéler essentiel pour les premiers épisodes : le sergent commis à la cuisine est dans l'impatience de sa libération du service et fait si peu d'effort que le vendeur ambulant autorisé par l'armée s'enrichit à chaque passage dans cet avant-poste.


Extrait d'une dégustation d'un plat de Kang Seong-je, rappelant la vie civile, boîte aux lettres rouge incluse (extrait du sixième épisode : un clip de K-pop pendant une simulation de campagne militaire... Hein ?!!  À revoir sur YouTube).

Une banale série sur le service militaire, le différentiel entre le vécu des sous-officiers de carrière et le lent roulement des soldats en service, obéissant avec plus ou moins de plaisir à la vie ordonnée pendant plusieurs mois ?

Comme l'illustre l'image ci-dessus, la série est ponctuée d'hommages ou de caricatures de nombreux genres artistiques. Ici, les soldats et Kang interprètent un clip façon k-pop aux couleurs pastel : la cuisine du dernier arrivé leur évoquant tellement la vie douce à la maison. Une boîte aux lettres standard pour Korea Post est présente avec le logotype de l'entreprise remplacé par des couverts.

Le film de guerre du Pacifique avec débarquement sur la plage, policier contre un Arsène Lupin, « voleur de riz », de gentils contre des gangsters, le Paris ou l'Espagne des touristes et du cinéma d'antan.

Le clip k-pop est devancé par le concert de hard rock à guitares électriques qui hurlent autant que le chanteur pour un épisode où l'avant-poste se demande que faire d'un pêcheur nord-coréen trouvé éperdu après une tempête.

Un nombre de styles aussi grand que les condiments (huiles, pâtes et poudres variées et épicées) et les accompagnements d'un repas d'Asie de l'Est, ces petits plats composant les à-côtés du plat principal et du riz, kimchi en tête.


Tous les styles y passent avec réalisme, mais surtout grandiloquence quand cela permet de ridiculiser les puissants.  

Dans la série, ce sont les trois officiers généraux de plus en plus hiérarchiquement haut, ainsi qu'un politicien qui débarquent toujours à l'avant-poste avec des idées pré-conçues sur les capacités culinaires des soldats du service obligatoire.

Là, le registre de la publicité ciblant déjà, de manières ridicules, les femmes ou la croyance dans la supériorité de la France louis-quuatorzienne à chefs étoilés sont développés, y compris pour convaincre le chien-fétiche d'un général de la qualité des boulettes de viande improvisées par Kang.


Une série à la fois éducatrice sur le service militaire coréen, comédie sur les soldats face à leurs officiers généraux, mais aussi un drame familial à dénouer pour Kang, façon rites de passage inspirés des jeux vidéos, et policier pour faire tenir l'ensemble avec un objectif collectif car il faut bien un méchant.

Et que la nourriture est indispensable au combattant !


Pour le public français, la série de douze épisodes d'une heure est visible sur la plate-forme RatukenViki, ainsi que, selon les régions mondiales, plusieurs autres sites d'abonnement de vidéo à la demande.



Note sur les grades militaires (oui, enfant, j'ai lu et relu les pages illustrées du dictionnaire Larousse) : d'après un article de la Wikipédia en coréen, les appelés du contingent en Corée du Sud passent les premiers grades selon un calendrier basique de seconde classe à sergent.

Les engagés volontaires et les militaires professionnels ont plusieurs grades de sergent avant de passer dans la grille des sous-officiers.

À cela s'ajoute, comme montré dans la série, l'aspect social de respecter ses aînés par âge ou longueur de service, après le respect du grade militaire. D'où les moqueries du capitaine de l'avant-poste, jeune et ambitieux, à son sergent-chef, bien plus âgé, mais qui ne semble pas vouloir aller au-delà de ce grade.

Mais aussi pourquoi un des sergents conscrits hostile et le sergent commis à la cuisine se chamaillent en égaux, donc en vain puisque ni le grade, ni l'âge ne leur permettent de prendre le dessus sur l'autre militairement ou socialement.

dimanche 3 mai 2026

Une classe ouverte bien inquiétante aux États-Unis

 Normalement, des collégiens et lycéens européens préparant leurs examens finaux sont capables de repérer que les États-Unis d'Amérique sont en train de tourner dictature personnelle, régime autoritaire, et même d'engager le débat sur l'expression « totalitarisme ».

Certes, en guise de S.A., les nouvelles recrues de la police de l'immigration et des douanes jouent parfaitement leur retour pour terroriser le pseudo-ennemi de l'intérieur : l'immigré... tout en faisant peur au national qui n'a pas les bons traits physiques.

Mais, sur ce blog, il faut du collectionnable, du vendable, du spéculable... Et là, l'homme d'affaires devenu président des États-Unis ne manque ni d'imagination, ni d'hommes qui tiennent leur nomination du seul président. Autre débat historiographique sur Adolf : intentionnalisme ou fonctionnalisme, de la parole du chef ou du zèle de ses partisans, ce qui est sûr est que sont advenus les crimes commis ?

Déjà, nul besoin, chers collectionneurs de timbres, d'aller chercher dans les agences philatéliques de troubles productions dentelées aux noms de pays que Trump méprise : les secrétaires d'État et leurs adjoints, nommés par le Chef, produisent tout sur place.


Dans sa caricature du deux mai 2026, Adam Zyglis liste tous les aspects du culte de la personnalité actuellement en vigueur dans son pays (presse états-unienne, et compte Instagram de l'auteur).

Avec les dernières découvertes par de petits médias indépendants démocrates, épluchant les sites et documents produits par les ministères, les médias généralistes nationaux et étrangers ne peuvent que faire le compte.

Le dernier choc est dévoilé le vingt-huit avril par The Bulwark : le portait du second mandat du président Trump va apparaître sur la deuxième de couverture d'un tirage limité de passeports des États-Unis d'ici l'été et les festivités des deux cent cinquante ans de l'indépendance.

Comme le Conseil de la paix (qui se réunit très peu, même pour la situation actuelle des Gazaouis) au milliard de ticket d'entrée et au logo d'or, sûrement que le Secrétaire à l'Intérieur espère trouver des citoyens prêts à payer un timbre fiscal plein de zéros pour cet exemplaire au portrait de condamné, mais avec sa signature dorée !

Ils cumuleront avec la pièce d'un dollar de l'anniversaire de l'Indépendance que le Secrétariat au Trésor semble avoir réussi à faire frapper... Va-t-il réussir à faire utiliser des pièces de monnaie à la place des billets de un dollar ? Peut-être ou pas : au choix son visage sur pièce ou sa signature sur billets de cent dollars à partie de juin 2026.

Je m'interroge plutôt sur la manière dont un trumpien loyaliste du Trésor a expliqué pourquoi la médaille en or au portait de Trump et de l'anniversaire du 4 Juillet 1776 serait la plus grande possible (et en or) car le président aime l'or le plus grand possible...

Le pass annuel des Parcs nationaux états-uniens pour 2026.

Ce qui rejoint les cartes d'abonnement et d'entrée des Parcs nationaux qui, pour 2026, au lieu de montrer la "Wilderness", cette nature sauvage idéalisée, représente George Washington et son lointain successeur...

... image tellement populaire que particuliers et entreprises ont développé des découpages, caches à superposer pour retrouver un peu de nature.

À tel point que le Département à l'Intérieur a dû annoncé que sont invalides les cartes sur laquelle on aurait collé quelque chose. 

Et ce, dans un contexte où les employés fédéraux des Parcs nationaux et des ministères en charge de la gestion des ressources forestières et fluviales (donc des risques naturels) sont licenciés à tour de bras... tendu, tel celui d'Elon Musk qui a lancé le mouvement en janvier 2025 en refusant d'admettre qu'il faille des fonctionnaires à demeure et d'astreinte dans les Parcs des Rocheuses.


Adam Zyglis, caricaturiste de presse, a résumé l'ensemble des objets à collectionner et lieux à photographier pour les éditions dominicales de ce trois mai 2026.

Il a donc ajouté les photographies en draperie verticale sur les façades des ministères à Washington, le baptême après bouleversement du conseil d'administration du Centre Kennedy pour les arts.


Pour un peuple capable de justifier son port d'arme par la résistance des ancêtres au Roi George, ce culte montre l'aboutissement d'une évolution de la figure politique aux États-Unis que même les créateurs de la série télévisée The Boys n'arrivent plus à dépasser.

La cinquième saison sur la résistance contre des super-héros déviants a, jusqu'à présent, montré un équivalent de Superman odieux, égocentrique, narcissique frustré, meurtrier... et désormais ayant des visions d'ange l'appelant à atteindre sa destinée : Dieu.

[Quelques heures avant l'épisode, DJT posta une image générée par intelligence artificielle dans laquelle il ressuscite Lazare... et des fans qui vendent des posters de Jésus soutenant Trump depuis 2000]

Oh... Oh...

Les auteurs de la série Andor, sur l'origine de la rébellion dans l'univers de La Guerre des étoiles, sont plus clairvoyants : usines-prisons, manipulation des masses lointaines par des médias sous ordre, plusieurs discours-modes d'emploi.

lundi 27 avril 2026

Catto's Post Office : mignonnerie félino-postale

 Pour à peine cinq euros et une petite demi-heure, le jeu vidéo tout mignon Catto's Post Office permet au joueur d'incarner un chaton facteur, lors des tournées le jour de son anniversaire.

Le petit Catto sur la page officielle de son créateur qui renvoie vers la plate-forme de vente Steam.

Dans une petite ville balnéaire, Catto va passer sa journée à courir à pattes courtes délivrer plusieurs colis, découvrir la vie quotidienne des habitants, entre boîtes aux lettres, boîtes à pâtés, et chariots de supermarché.

Le but du joueur est d'aboutir aux surprises finales... et réaliser les actions des dix-huit succès archivés sur la page Steam. Plusieurs sont liés à l'intrigue, beaucoup demandent à se comporter comme un chat :))

Une petite poignée comme un enfant bien élevé, ce qui rend le jeu anglophone intéressant pour de jeunes joueurs.

Le jeu de In Shambles Studio est disponible sur la plate-forme Steam pour ordinateur depuis août 2025, et en téléchargement pour les consoles Nintendo Switch depuis décembre.

lundi 5 janvier 2026

La destination du courrier publicitaire : le tri sélectif !

 Le fabricant de jouets en briques à monter Lego ne manque ni de capacités éducatives, ni d'humour avec le set 60495 Le Camion de recyclage, mis en vente en ce mois de janvier 2026.

Zoom sur la partie conteneurs de tri sélectif du set Lego 60495 (via la boutique web)  

Le recyclage des matières premières supposant le tri sélectif, le gros camion d'éboueurs est accompagné par deux conteneurs spécialisés verre et papier. En France, on aurait préféré un conteneur vert distinct des conteneurs jaunes pour les emballages.

L'humour apparaît avec une des briques fournis comme exemple de déchets : un courrier publicitaire de concours auxquels le destinataire n'a jamais demandé à participer, et explicitement désigné comme "junk mail", courrier-poubelle.

D'après le site BrickLink, d'échange et revente de sets et pièces détachées Lego, ce serait la troisième apparition dans un set de cette brique postale après le bureau de poste du Père Noël en 2024 et le village de Pré-au-Lard inspiré de la série littérature et cinématographique Harry Potter en 2025.

Le premier comprend plusieurs briques-enveloppes reçus par les Lutins. Parmi les magasins du second, un bureau de la poste aux chouettes et une boîte aux lettres de rue.

mercredi 3 décembre 2025

Courrier de Noël le 3e jour de l'Avent chez Lego

 Dans la troisième case du calendrier de l'Avent que Lego, le fabricant de jouets en briques, propose sur la série de romans et de films Harry Potter : la lettre de Noël fermée à la cire.

La lettre en Lego au cachet de cire à l'initiale du héros.

La rencontre du héros orphelin avec le monde la magie est, dès le début, marquée par le courrier reçu, transporté par une poste aux chouettes, notamment la sienne : Hedwige.


Le calendrier Lego 2025 en ce mercredi trois décembre 2025.

Le format des mini-figurines renvoie au début de la saga quant Harry n'a pas encore sa famille élargie, seulement deux amis, Hermione et Ron, et la gentillesse de la famille de ce dernier (d'où les pulls saisonniers).

dimanche 21 septembre 2025

Le 22 septembre 2025, la République française reconnaît la Palestine comme État

Pour ceux souhaitant que l'accumulation organisée de timbres et l'étude du service postal reste un loisir et veulent collectionner en paix, veuillez passer à un autre article.


 Demain, lundi vingt-deux septembre 2025, la République française par l'intermédiaire de son président Emmanuel Macron reconnaîtra l'État de Palestine dans le cadre de la quatre-vingtième Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'organisation à New York.

Cette semaine à venir, l'Assemblée générale entre dans sa « Semaine de haut niveau », comprendre en présence des chefs d'État et de gouvernements pour tenter de conclure des négociations dans des domaines multiples (guerre et paix, santé et éducation, environnement, etc.) préparées par les ministres, ambassadeurs et autres représentants des États membres au quotidien des relations diplomatiques.


Dès les années 1980, quand les États arabes voisins d'Israël et des Territoires occupés, et accueillant encore aujourd'hui des camps de réfugiés palestiniens, ont cessé la guerre contre leur nouveau riverain, l'Organisation de libération de la Palestine (O.L.P.), dirigée par Yasser Arafat, avait pris le relai, mêlant terrorisme, militantisme populaire et diplomatie.

Le quinze novembre 1988, à Alger, le Conseil national palestinien avait déclaré l'indépendance de la Palestine. À cette époque, les pays du Bloc communiste, la majorité de ceux d'Asie et d'Afrique avaient reconnu immédiatement le nouvel État, suivis dans les années 2010 par l'Amérique latine, sortie des dictatures militaires.

Si les évolutions politiques et électorales, voire la crainte des dirigeants actuels des États-Unis, ont fait varier le vote à l'Assemblée générale des Nations unies des pays d'Europe de l'Est et d'Amérique du Sud, la colonisation violente acceptée par l'État de la Cisjordanie et le règlement du cas du Hamas par l'anéantissement matériel et humain de la bande de Gaza décidés par le gouvernement israélien  depuis les massacres dans le sud d'Israël du sept au neuf octobre 2023 entraînent une mobilisation d'une partie des opinions publiques et de gouvernants dans le monde.

N'ayant pas oublié la colonisation britannique pour l'Irlande et la dictature franquiste pour l'Espagne, des habitants et dirigeants de ces deux pays rappellent que, depuis 1945, l'extermination tous azimuts des civils pour éliminer une menace précise n'est pas acceptable.

Bloc de timbres en l'honneur de Jacques Chirac, émis par la poste de l'Autorité palestinienne, en février 2005 (via le site zobbel.de).

Évidemment, en plaçant la loupe sur les agitations médiatiques de chaque pays, les morts, prise d'otages et souffrances des civils israéliens, touristes et travailleurs migrants en octobre 2023, et celles des générations successives de Palestiniens de 1948 aux morts et souffrances actuelles, sont caricaturées entre politiciens et éditorialistes en vue des élections suivantes.

Non, les guerres civiles du Soudan et de l'est du Congo ne sont pas oubliées (dont les actions en douce des Émirats arabes unis - ah, le rôle des influenceurs fric et fashion à Dubaï - et du Rwanda), ni le fait que les putschistes sahéliens préfèrent lutter seuls contre les groupes djihadistes (en ajoutant les exactions des mercenaires russes pour leurs concitoyens ou pour cacher d'autres raisons ?). L'hebdomadaire The Continent ou les chaînes internationales (comme RFI) le montrent à chaque article et reportage.

Sans compter les philosophes français d'opérette qui estiment que tout Gazaoui est un membre du Hamas ayant mérité son sort... L'influence du groupe islamiste (comme celle des mesquineries contagieuses de Donald Trump) peut rappeler l'importance du Parti nazi et la passivité-profitabilité de la majorité des Allemands des années 1930.

Mais, depuis 1945, on aurait pu espérer que l'Israël du vingt-et-unième siècle avait les moyens de renseignement (Pegasus ?), technologiques et logistiques (bipeurs au plastic ?) pour éliminer les chefs et relais principaux de ce groupe sans avoir à réinventer les ghetto nazis ou le gouvernorat général de Varsovie.

Ah, les drapeaux nationaux, leur symbolique,... Mais, oh ! C'est quoi cet ordre des couleurs !
Timbre des États-Unis pour le bicentenaire de la Révolution français (via Mystic Stamp).

Une fois dépassées les comparaisons avec d'autres conflits (pour lesquels les bonnes volontés de l'Union africaine et des puissances régionales s'épuisent comme celles des pays européens face à la guerre en Ukraine), le dernier « doigt du sage » en France est le débat absolument vital pour les Gazaouis, Palestiniens et Israéliens, la paix dans le monde, et le passage de nos âmes au Paradis :


Puisque le chef de l'État reconnaît un nouvel État,
les élus ont-ils le droit de pavoiser les hôtels de ville du drapeau dudit État ?
Voire de quel n'importe quel drapeau étranger ?


Entre symbole de solidarité et d'appel au public pour les uns, croyance qu'un bout de chiffon n'a aucune influence sur les événements pour d'autres, ou, au contraire pour certains, fantasme d'islamisation des esprits de montrer un drapeau étranger sur un bâtiment républicain...

En France, depuis le Onze-Septembre 2001, avons-nous dans les émotions des grandes tragédies trop abusé de slogans faciles et de mots-dièses au lieu de réflexions et d'actions concrètes pour aider immédiatement et assurer un mailleur avenir : « Nous sommes tous Américains » ne justifie pas l'invasion de l'Irak en 2003 ayant ouvert grand la porte à Daesh, le « Je suis Charlie » de la liberté d'expression en 2015 mais pas jusqu'à soutenir l'intolérance (non, Voltaire ne le croyait pas non plus),...

Et donc, au lieu de s'enquérir des civils victimes en 2003, pourquoi leur gouvernement n'était pas prêt, pourquoi des Gazouis ont célébré ; au lieu de cibler des meneurs-clés et des membres convaincus plutôt que frapper aux missiles en zone urbaine,... chamaillons-nous sur les drapeaux au fronton des mairies (Ukraine, Israël, Palestine, des Fiertés, de la région d'identité reprise de l'Ancien Régime, etc.).

Les mêmes commentent déjà le manque de francité des binationaux ou biculturels montrant des drapeaux étrangers dans les stades, les cortèges de mariage, les manifestations... Et toujours contre les mêmes pays partageant les couleurs panarabes.


De mon petit et insignifiant coin philatélique, je propose d'afficher ou projeter le portrait de Jacques Chirac (1932-2019) sur fond de drapeau palestinien, mis en timbre par la poste de l'Autorité palestinienne, émis en février 2025, dans le cadre de la série « Les Amis de la paix ».

Le vingt-deux octobre 1996, en imposant qu'il visite la vieille ville de Jérusalem, le président de la République française avait vertement rappelé à l'ordre les services de protection israélien qui empêchaient avec brusquerie les habitants palestiniens de pouvoir s'approcher. Déjà Netanyahou au pouvoir.


Tous les problèmes du monde sont anciens, les solutions idéales sûrement des fantasmes de jeunes écolo-gauchistes-woke - expressions rappelant l'accusation de « judéo-bolchévisme » d'antan.

Les solutions actuelles une relance de la barbarie humaine pour plusieurs décennies. Et je ne parle pas seulement de Gaza, du Soudan, de Goma, mais aussi du professionnalisme pantouflards je-retourne-ma-veste des politiciens jusqu'à ce que la sagesse ou l'inhumanité les touche, et donc des inégalités à toutes les échelles, et du changement climatique face à des capitalistes bourgeois aveuglés et aveuglants.



samedi 13 septembre 2025

La boîte aux lettres regarde passer le changement urbain

 Que de râleurs dès que des travaux ont lieu sur leur trajet en voiture. Que de soutiens de la tradition quand une municipalité ose toucher aux quartiers touristiques et commerciaux des centres historiques... particulièrement quand cela gêne l'accès et le stationnement des visiteurs en automobile. Le parking souterrain ou silo est toujours trop loin (gare Saint-Roch : visiblement certains ne le connaissent toujours pas ou n'aiment pas marcher), etc.

Bref, même si la mode #SaccageParis s'est atténuée - le plaisir d'entendre Frank Ferrand s'étouffer sur France 2 face à la rue de Rivoli largement cycliste lors de la dernière étape du Tour de France : comment admirer des champions en vélo sur l'une des plus belles rues du monde et dénigrer l'aménagement permanent favorable au vélo >:))

Le centre des agglomérations urbaines a une surface fort limité, une densité et d'activités d'échelle métropolitaine et d'habitants forte, et donc, oui, l'automobile, la moto et le gros camion de livraison ne sont plus les bienvenus, sauf nécessité impérieuse ou acceptation du coût en horaire limité, en parc de stationnement souterrain.

Néanmoins, cette prise de conscience politique et sociale permet de voir changer la physionomie de certains quartiers, tel Antigone à Montpellier entre 2023 et 2025.

Le bureau de poste et la boîte aux lettres du quartier Antigone, au centre de Montpellier, le vingt-cinq novembre 2023 (licence creative commons by-nc-nd 4.0, sauf marques déposées du Groupe La Poste).

Le bureau de poste de la rue Léon Blum dessert le quartier d'Antigone, en péri-centre de Montpellier, entre l'Écusson médiéval-moderne et le fleuve Lez. Cet espace n'a pas été urbanisé en faubourg parce qu'il a été le polygone d'entraînement d'artillerie des militaires de la Citadelle Joffre.

Jusqu'au confinement du printemps 2020, la rue était une autoroute à deux voies à sens unique permettant de passer un flot du nord vers le sud-est ; une fois le flux vers l'est dévié en amont par le boulevard de l'Aéroport International vers une voie rapide.

Le bureau de poste et la boîte aux lettres du quartier Antigone, au centre de Montpellier, le vingt-cinq novembre 2023 (licence creative commons by-nc-nd 4.0, sauf marques déposées du Groupe La Poste).

Sur les photographies prises en novembre 2023, la décision de supprimer ce barreau routier est en mise en place : les barrières métalliques visant à protéger les piétons et empêcher le stationnement sauvage ont été retirées.

Au sortir du confinement, le maire de l'époque a dû cogiter sur les témoignages de personnes allant passer des transports en commun à l'automobile, pour éviter une contagion au coronavirus. Comment les rassurer côté tramway et bus, ou les inciter au vélo.

Un peu partout dans la ville, la municipalité de Philippe Saurel a neutralisé une voie de circulation au profit des vélos ou des bus (avec acceptation des cycles). Rue Léon Blum, la voie à gauche des clichés ci-dessus, a donc été dédiée à cela.

Évidemment, ça a râlé : et mon Dieu les ambulances et les pompiers... Mouais, ceux que vous bloquiez avant sur deux voies embouteillées ? Qui ont toujours eu droit d'emprunter les voies bus et tramway si besoin ?

Le bureau de poste et la rue Léon Blum en août 2025, quelques mois après la fin des travaux(licence creative commons by-nc-nd 4.0).

La majorité municipale suivante, de Michaël Delafosse, a poursuivi l'objectif d'encourager ceux qui souhaitent et contraindre ceux qui pourraient à lâcher la voiture pour autre chose ou dans les parcs de stationnement en amont du centre.

D'où la logique de revoir l'accès au centre de la ville de Montpellier : que ce centre ne puisse plus servir à traverser la ville de part en part, donc que le visiteur arrive et reparte en auto s'il se souhaite, mais par le même faisceau géographique.

Cela a conduit à décider la neutralisation de la rue Léon Blum.

Le panneau sur la dernière photographie, prise fin août 2025, indique une zone de rencontre, limitée à basse vitesse. La dimension des dessins blancs indique les règles de priorité : les piétons ne sont plus empêchés de traverser toute la promenade centrale d'Antigone ; puis les vélos cheminant dans les deux sens de la rue ou transversalement dans Antigone ; puis les rares voitures individuelles tolérées pour une circulation locale.

Leurs conducteurs et passagers potentiels, s'ils ne souhaitent ou ne peuvent utiliser le parc de stationnement souterrain quelques centaines de mètres en arrière-plan, sont dirigés en une boucle pour déposer vite une personne aux équipements publics de plain-pied (la poste, l'hôtel de la Métropole intercommunale, une salle de conférences, ou la médiathèque sans double file sur le boulevard côté nord), et vers les logements (livraisons, pharmacie, médecins), et retour au boulevard de l'Aéroport international pour évacuation vers le nord-est ou l'est... 

Ou boucle si besoin de récupérer la personne déposée. Mais désormais le double file se fera sur les petits stationnements payants ou à abonnements résidentiels et des entrepreneurs du quartier : bonne négociation entre citoyens.

L'espace dégagé par le carrefour à feux disparu donne un aspect champêtre au débouché méridional de la rue Léon Blum et au bureau de poste, qui ne doit pas perdre grande clientèle : on passe d'un stationnement en double file potentiel malgré des barrières métalliques à des arrêts-minutes pour un passager ayant besoin et la boucle permet de l'attendre en tournant un peu ou en double file sur le petit parking à droite de la photographie.


Cet article est publié dans le cadre du #PostBoxSaturday, en ce qui me concerne sur le réseau social BluSky.


Complément du samedi vingt septembre 2025 :

Pour approfondir l'intérêt pour les habitants de cette revue de la place de l'automobile dans l'espace, voici la vue actuelle en face du bureau de poste.

L'église Don Bosco de Montpellier dispose désormais d'un semblant de parvis (photographie du seize septembre 2025, licence creative commons by-nc-nd 4.0).

À l'aménagement du quartier Antigone dans les années 1980, l'église Saint-Georges laisse place à l'église Don Bosco au style en accord avec le nouveau quartier.

Imaginez qu'avant 2025, le trottoir le long de l'église était bien moitié moins large, bordé en continu de barrières métalliques anti-stationnement, sur la deux voies aboutissant à quatre aux feux rouges sur la gauche.

Désormais, certes il y a les cyclistes et les rares voitures, mais la sortie de la messe sera plus sûre pour les fidèles.